Et si, pour une fois, on arrêtait de parler des enfants… pour enfin écouter ce qu’ils ont à dire ?
Avec Grandir en France : les enfants ont la parole, la réalisatrice Aurélia Perreau propose un geste simple, presque évident — mais rarement fait : tendre le micro à celles et ceux qui vivent l’enfance aujourd’hui.
Une immersion dans l’enfance d’aujourd’hui
À travers six enfants âgés de 8 à 12 ans, le film dessine un portrait sensible, parfois drôle, souvent bouleversant, de cette période charnière entre l’enfance et l’adolescence.
Valentin rêve de football et d’horizons lointains. Billie Jane cherche à s’émanciper d’une relation fusionnelle avec sa mère. Ismaël trouve refuge dans les écrans. Diane court après le temps dans un quotidien saturé d’activités. Martin affronte ses peurs nourries par l’actualité. Elena, elle, redoute de grandir.
Des trajectoires différentes, mais une même lucidité. Une capacité à nommer le monde, à le questionner, à le ressentir — avec une justesse qui surprend.
Filmer à hauteur d’enfant
Après Noirs en France et Homos en France, Aurélia Perreau poursuit son exploration des identités en choisissant ici un point de vue radical : celui des enfants eux-mêmes.
Entre 8 et 12 ans, tout bascule. Les corps sont encore ceux de l’enfance, mais la pensée s’affirme. Les mots arrivent. Le regard sur le monde se construit.
Ce film capte précisément cet instant fragile. Cette frontière.
En mêlant récits intimes, archives et regards d’experts, le documentaire crée un dialogue entre générations. Un écho entre l’enfance d’hier et celle d’aujourd’hui. Une façon aussi de mesurer à quel point le monde a changé — et continue de changer.
Une écriture documentaire exigeante, portée par des choix techniques forts
Pour capter cette parole fragile et précieuse, il fallait un dispositif à la fois discret et exigeant. Une image capable de restituer la vérité des visages, la finesse des émotions, sans jamais les écraser.
Le tournage s’est appuyé sur une configuration pensée pour la souplesse et la précision, notamment autour de la Sony Burano, associée à une série d’optiques Cooke SP3.
Un combo qui permet de conjuguer définition et douceur — idéal pour un documentaire centré sur l’humain.
Caméra
Sony Burano (x2)
Optiques
Série Cooke SP3 (25mm, 32mm, 50mm, 75mm, 100mm)
Machinerie
Easyrig Minimax avec Stabil Light
Trépied Sachtler Aktiv 8 Flowtech 75
Accessoires
Poignée Follow focus Tilta Nucleus-M
Moniteur HF multicam Atomos Shogun 7
Transmission Accsoon Cineview SE
Ce dispositif a permis de s’adapter à des situations variées — écoles, foyers, moments d’intimité — tout en conservant une exigence constante sur l’image.
Un film de Aurélia Perreau
Réalisé par Aurélia Perreau avec Tristan Le Guillou
Production Bangumi avec la participation de FranceTélévisions
Moyens techniques Bangumi & Filme